LES POLICIERS ET LA VIOLENCE : qu’est-ce qui peut les pousser à en arriver là ?

 

J’ai longuement hésité à écrire un article sur les policiers car le sujet est très délicat et suscite régulièrement des incompréhensions, voire des réactions manquant parfois de discernement. Les gens ont tendance à faire très vite des raccourcis ; à savoir que « tous » les policiers sont des ordures et des grosses brutes. Loin de moi l’idée d’excuser le comportement outrancier de certains d’entre eux, notamment lors des récentes manifestations, bien au contraire.

Mais j’ai personnellement eu dans le passé des échanges avec des personnes vraiment bien, humaines et dévouées, et je souhaitais tout simplement apporter un petit éclairage sur la situation afin de ne pas laisser les « bons » policiers dans une plus grande détresse qu’ils ne le sont déjà pour certains. Ceux-là ont réellement besoin d’encouragement car ils côtoient ces « autres » au quotidien, et ce n’est pas toujours facile.

Je voulais donc « apporter un peu de lumière » sur la raison qui pousse ces agents des Forces de l’ordre à « choisir » la violence ou à « se laisser involontairement emporter » par elle.

 

Ces « personnes » qui représentent la Sécurité et la Protection des citoyens, ont un rôle important et même essentiel à jouer actuellement, parce qu’elles pourraient « rééquilibrer la balance » entre le peuple et le pouvoir politique ; c’est-à-dire permettre de rétablir la « vraie » justice – celle qui soutient les Bienveillants et les Opprimés – ainsi que la justesse des lois qui respectent les droits humains légitimes.

Aujourd’hui, pour la grande majorité d’entre nous, nous réalisons bien que les dirigeants qui sont au pouvoir n’essaient pas de « prendre soin de nous », comme ils veulent nous le faire croire. Au contraire, on dirait bien qu’ils s’acharnent à nous opprimer davantage, nous limiter davantage et diminuer considérablement notre force vitale ; notamment par le port des masques, la vaccination, les couvre-feux, les distances entre les individus et par cette « peur » – que dis-je, cette « terreur ! », au point que certains se sentent obligés de dénoncer leurs semblables – qu’ils entretiennent si savamment qu’elle en devient une norme que chacun accepte finalement sans aucune difficulté.

Donc oui, nous avons besoin plus que jamais du soutien des Forces armées d’une façon générale. Oui, leur « alliance » avec les citoyens faciliteraient grandement les choses par rapport à ces mesures excessives, aberrantes de la part du Gouvernement.

Les policiers et les gendarmes que nous croisons assez régulièrement dans les villes font eux aussi partie du peuple, mais à un degré légèrement différent.

Ils servent la France, et donc forcément ce Gouvernement.

 

Qu’y peuvent-ils, aurais-je envie de dire ? Dans leur Âme de policier, de gendarme ou même de militaire, ils se sont engagés pour servir et protéger leur pays et les citoyens, pas pour protéger un pouvoir politique. Je serais étonnée d’apprendre que « servir la classe des Élus du Gouvernement » était un rêve de gosse, une motivation profonde, des valeurs pour lesquelles ils avaient envie de se battre, à l’origine. Ça faisait simplement partie du « package », du contrat. Et ils ont dû l’assumer comme tous leurs confrères.

Je ne pense sincèrement pas qu’un « futur » policier ou gendarme soit animé à la base par un fort désir de protéger le cul des politiques ! Pardonnez-moi l’expression. J’en serais réellement surprise.

Le vrai rôle du « protecteur » est de veiller sur les plus faibles. Nous – le peuple – sommes censés être les plus vulnérables, notamment lors d’une attaque ennemie, parce que nous n’avons aucun moyen de nous défendre.

Le président et ses pairs ont les moyens de se protéger, de grands moyens, même !

Demandez-leur ! Demandez à un agent des Forces de l’ordre si dans son for intérieur – dans son cœur, réellement – il aspire à défendre et protéger des personnes qui disposent de gardes du corps, d’une unité d’intervention personnelle, d’une capacité à engager des milices sur le champ, ainsi que le moyen d’aller se réfugier dans des lieux parfaitement sécurisés en cas de problème plus grave, plutôt que des personnes défavorisées physiquement et matériellement, apeurées, meurtries, sans armes, sans aucune stratégie, totalement démunies face au danger ?

Si certains policiers répondent par l’affirmative, c’est qu’ils – me semble-t-il – n’ont rien compris à cette mission « d’anges gardiens ». Et là, oui, nous pouvons être face à des « protecteurs » plus enclins à servir le Gouvernement que le peuple.

 

Mais alors, comment cette alliance avec nous pourrait-elle seulement être possible ?

 

 

Tout d’abord, sachez qu’environ 30% des policiers présentent un comportement réellement agressif et destructeur. Je sais, c’est déjà trop, mais…

Aujourd’hui, une grande majorité des gens voient les Forces de l’ordre d’un mauvais œil. Ces histoires de violence ont considérablement descendu l’estime et la confiance que le peuple avait mis en leurs « anges protecteurs ». Parce que dans l’esprit des citoyens, les policiers (et les gendarmes) doivent montrer une image impeccable, parfaite, sans tache.

Certes, on est tous d’accord sur ce point.

Seulement, vous oubliez trop souvent une chose : ce sont aussi des hommes et des femmes, comme vous. Ils ont une vie, comme vous. Ils ont des problèmes, comme vous. Une famille à nourrir, comme vous. Des émotions, comme vous.

La plupart d’entre vous les comparez aujourd’hui à des machines de guerre, des « robocops », mais si c’était le cas, réellement, ils n’auraient aucun comportement « violent », proprement dit, parce qu’ils n’auraient aucune émotion, aucun état d’âme. Ils seraient simplement « conditionnés », réglés comme des mécaniques par le bon vouloir de leurs seigneurs et maîtres tout puissants !

Si certains d’entre eux présentent des tendances ou des excès de violence, c’est bien la preuve de leur humanité, au même titre que vous ! L’Humain est loin, très loin d’être parfait !

Et si l’on compte la quantité de difficultés qu’ils affrontent au quotidien, les conditions déplorables dans lesquelles ils travaillent, les situations extrêmes qu’ils rencontrent, la haine quasi permanente des citoyens à leur égard, les attaques de certains d’entre eux à coup de barre de fer, de projectiles, de mobilier (Si ! Si ! On les accueille en leur jetant des machines à laver ou des micro-ondes sur le coin de la tête ou sur le toit de leur voiture de fonction depuis le haut des immeubles !), les risques, le danger et la mort qu’ils côtoient comme des funambules sur une lame de rasoir, les pressions excessives de leur hiérarchie – qui les force à créer une distance avec la population –, la tension omniprésente, les familles et les couples qui se détruisent à cause de l’exigence de leur métier, le lavage de cerveau – voire les menaces – dont ils sont victimes et bien, oui, vous comprendriez alors pourquoi de plus en plus de policiers se laissent dominer, emporter par un comportement destructeur ou pire… choisissent de mettre fin à leurs jours !

 

Comment peut-on seulement supporter autant de pression sans que cela nous atteigne ? Comprenez-vous ? C’est tout bonnement impossible.

On ne peut pas rester toujours « impeccable » face à des situations extrêmes. On ne peut pas toujours – même s’ils sont formés pour cela – garder un sang-froid exemplaire et une attitude « zen » lorsqu’on bosse une quantité d’heures « anormale » avec peu de jours de récupération, que l’on enchaîne des interventions difficiles avec un manque de sommeil évident, que l’on n’est pas suffisamment entraîné – notamment avec certaines armes –, que les effectifs manquent, que l’on est confronté à des individus agressifs, provocateurs, insultants et dangereux, qui maltraitent des personnes âgées, violent ou violentent des femmes, traumatisent des enfants, ou encore intoxiquent la population par des procédés malsains et criminels !

Ce ne sont pas des robots. Eux aussi sont touchés par toute cette folie et ce chaos ambiant !

 

Dans de telles circonstances, je ne connais pas beaucoup de personnes qui auraient suffisamment de courage et de volonté pour supporter la vie de ces policiers. Seuls des guerriers le peuvent.

Alors oui, les guerriers font la guerre. Les guerriers portent des armes. Les guerriers peuvent être dangereux. Mais les guerriers protègent vos petites fesses, malgré tout ! Et rien que pour cela, vous devriez les remercier.

J’en parle de cette façon car je vois et j’entends beaucoup de personnes qui critiquent ceux qui risquent quand-même leur vie pour les protéger, les considérant plus comme des « machines », comme des « tueurs », comme des « muscles sans tête », préférant guerroyer plutôt que vivre dans la réalité sociale (je parle ici des militaires, par exemple). C’est bien méconnaître la vraie nature et les vraies valeurs de ces hommes et de ces femmes. C’est bien ignorer totalement la complexité et les subtilités de leur métier qui les amènent à bien mieux s’adapter à leur environnement et au danger que nous en cas d’état d’urgence. Leurs capacités à appréhender ce danger, à le contourner ou le neutraliser font d’eux des combattants hors pair ! Et lorsque je parle de « combattants », cela s’applique également à la réalité du quotidien. Il est important d’être « bien armé » pour savoir « se battre » dans la vie et atteindre ses objectifs ! On pourrait apprendre beaucoup d’eux !

Bref, leur univers est si étrange, si secret – et donc si méconnu –, qu’il me semble déplacer de porter dessus aussi facilement un jugement de valeur.

 

Encore une fois, loin de moi l’idée de trouver des excuses à ces violences policières qu’ont subi toutes ces pauvres personnes ces derniers temps ; et sans doute bien avant. Non, la violence ne peut être tolérée si nous souhaitons vivre dans un monde de paix, on est tous d’accord. Sinon, on ne s’en sortira pas. Il faut être logique, n’est-ce pas ?

 

Les policiers n’ont pas le droit d’être violents.

Les policiers doivent être impeccables.

Les policiers doivent montrer l’exemple.

Le rôle des policiers est d’instaurer l’harmonie dans la société.

 

 

Et vous ? Quand est-il de votre sérénité, de votre impeccabilité, de votre exemplarité, de votre harmonie dans la vie ?

Êtes-vous certain d’être non-violent dans votre quotidien ? Ne menez-vous pas une guerre contre vos voisins, votre famille, votre patron, le président, la politique, le système, les Forces de l’ordre, les étrangers, les fous, vos factures de gaz et d’électricité, les guêpes, les riches, les poivrots, les drogués, le Clergé, Dieu ou je ne sais qui d’autre ? Ne menez-vous pas une guerre permanente contre vous-même ?

Jeter un papier par terre dans la rue est une forme de violence, un non-respect de l’harmonie et du bien-être communs. Posez-vous la question : quelle est la part de moi-même que je ne respecte pas là ? Quelle est la part de moi-même qui manque d’harmonie ? Quelle est ma propre part de violence que je pointe chez les policiers ? En quoi me ressemble-t-elle ?

Si chacun faisait cela, l’harmonie générale reviendrait sans plus tarder dans ce monde.

 

Si vous n’êtes pas logique, pourquoi ce monde le serait-il ?

Si vous n’êtes pas impeccable dans votre comportement, vos paroles, vos pensées, vos sentiments, pourquoi un policier devrait-il l’être ? Ce n’est pas un dieu.

Les policiers, tout autant que le système dans lequel nous vivons reflètent parfaitement ce que nous sommes. Ce n’est pas à eux de donner la température ni la météo du jour ? Tout le monde doit le faire à sa place, balayer sur le seuil de sa propre porte.

C’est marrant comme les gens sont prompts à juger autrui sans être capables de s’observer eux-mêmes…

 

 

Vous voulez réellement que les policiers modifient leur comportement vis-à-vis des citoyens ?

Modifiez le vôtre. Sinon le chat courra toujours après la souris et la souris après le chat. Tom et Jerry, ça vous parle ?

N’en avez-vous pas assez ? N’êtes-vous pas fatigué de vous battre « contre » quelqu’un ou quelque chose, de courir après la vie, la fureur au poing ?

 

Un policier, un citoyen, un politique, un riche ou un pauvre ont exactement le même objectif que vous : vivre dans un monde meilleur. Seulement, chacun ne porte pas les mêmes lunettes et n’évolue pas dans le même univers !

Qu’allez-vous faire ? Flinguer tous ceux qui ne fonctionnent pas, ne réagissent pas, ne pensent pas ou ne se comportent pas comme vous ?

On ne vous demande pas d’excuser le comportement parfois violent de ces policiers, juste d’essayer de les comprendre. Cela pourrait peut-être suffire à les aider à changer, car ils se sentiraient moins seuls, un peu soutenus et respectés – un peu aimés aussi – par ceux sur lesquels ils veillent tous les jours. Mettez-vous juste un peu à leur place, c’est tout. Pour la grande majorité d’entre eux, ce ne sont pas vos ennemis, loin de là, même si certains tentent de vous en convaincre. Ils sont parfois eux aussi sous l’influence de leurs émotions. Ils sont sans doute également « conditionnés » par des êtres assoiffés de pouvoir et d’argent, manipulés et « incités » à être violents.

Bien sûr, il y a ceux qui se repaissent de cette violence, qui sont tombés dans la marmite très tôt. Mais là aussi, les gens ne naissent pas « violents ». Ils le deviennent. C’est cette société qui rend les gens mauvais.

Si vous commencez à voir des ennemis partout autour de vous, vous n’en aurez jamais fini de vous battre, vous n’en aurez jamais fini avec toutes ces guerres ! À un moment donné, il va bien falloir passer à autre chose… si tant est que vous souhaitiez vraiment connaître la « Paix ». (Là, je m’adresse à tout le monde).

 

Quant aux vrais « méchants », aux durs à cuire et bien, la Vie se chargera de leur renvoyer le boomerang qu’ils persistent à lancer, sans comprendre que c’est à eux-mêmes qu’ils font du mal.

Mais de grâce, vous aussi, protégez les BONS policiers ! S’ils se sentent détestés par tout le monde, ils perdront pied et ne pourront plus nous protéger des « vrais » ennemis !

Vous-même n’auriez pas envie d’aider et de protéger quelqu’un qui vous haït, n’est-ce pas ?

Pourtant, les policiers – et les guerriers, de manière générale – vous porteront secours dans n’importe quelle situation, même si vous les méprisez. Ils ne laisseront jamais une personne en détresse face à un danger ! C’est dans leur ADN !

 

Bon ok, vous vous dites que pour les « bons » policiers, y a pas de souci, on les aime bien, on les respecte, on s’en prend juste aux « mauvais » flics, mais le problème est que le simple fait de crier à tue-tête « Tout le monde déteste la police ! » englobe TOUS les policiers et suffit à plonger les « bienveillants » dans un réel désespoir ! Comment peuvent-ils seulement faire la différence ? Difficile de ne pas se sentir visé.

 

 

En conclusion, je dirais que cette violence plutôt singulière s’est forgée avec le temps, même si certains agents de police ont, de par leur nature, de très mauvais penchants.

Mais cessez de jouer au chat et à la souris. N’entretenez pas cette « haine anti-flic » par principe. En faisant cela, vous nourrissez une situation que tout le monde veut voir disparaître, l’intensifiez et la maintenez en place. Laissons les « Méchants flics » dans leurs délires de Robocop et ne nous approchons pas d’eux, voilà tout.

Si vous nourrissez la haine, la haine vous trouvera. Il faut vraiment comprendre cela.

Si vous avez été violenté par des policiers, il est bien sûr légitime d’avoir envie de les haïr – comme je comprends cela – mais le problème c’est que vous entretenez une énergie destructrice qui n’aura pas de cesse. Vous devez être plus fort que ces situations terribles qui vous ont blessé, détruit ou horrifié ! Plus fort, plus intelligent et plus bienveillant que ces policiers ne le seront sans doute jamais !

Mais peut-être que votre exemple peut les inspirer. Qui sait ?

 

 

Ensemble, chacun à notre place, nous pouvons réellement changer les choses.

 

Alors avançons ENSEMBLE, non les uns contre les autres.

 

 

 

Avec Amour,

 

Nathalie Fargin

Conseillère en psychothérapie et en spiritualité

http://www.imageetguidance.com

 

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